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Harcèlement au travail

Entre 2017 et 2021, les chiffres varient mais globalement entre 40 à 50% de femmes disent avoir été victimes d’un comportement sexuel ou sexiste au travail contre 15 à 25% d’hommes. Environ 4% de femmes portent plainte et 1% d’hommes. Malgré tout, le sexisme étant subtile à identifier et certains comportements étant banalisés, les chiffres sont très certainement sous-évalués pour les femmes comme pour les hommes. Il y a aussi la peur de représailles, de la perte d’emploi qui fait que certaines situations sont tues par les victimes elles-mêmes.

Ne rien dire, c’est consentir. Il est très important de savoir identifier rapidement une situation de sexisme ou de harcèlement sexuel pour pouvoir faire part de son désaccord et ne pas laisser la situation se dégrader.

Il existe 3 types de sexisme :

  • Le sexisme bienveillant : il s’agit de propos familiers ou paternalistes (« ma jolie », « ma mignonne). On l’associe souvent à de la galanterie ou de la bienveillance, raison pour laquelle il passe souvent inaperçue
  • Le sexisme masqué : blagues déplacées, répartitions des tâches selon des stéréotypes sexistes
  • Le sexisme hostile : il s’agit d’injures, de propos dégradants, infériorisant.

Cela peut être aussi des remarques culpabilisantes ou en lien avec les responsabilités familiales

Quant au harcèlement sexuel, la notion de consentement est vraiment forte car cela se traduit par le fait de faire subir à une personne des propos obscènes, vulgaires non désirés, des confidences sexuelles non désirées, chantage sexuel, frôlements ou caresses de la main, de l’épaule, du pieds non désirés…

Comment les victimes peuvent être aidées ? Elles peuvent, entre autres :

  • Si l’entreprise comporte un CSE : le signaler au réfèrent harcèlement sexuel qui la guidera dans ses démarches
  • Faire un signalement à son employeur ou à l’inspection du travail
  • Solliciter la médecine du travail pour identifier la situation et être guidé dans les démarches

Mais aussi, le harcèlement sexuel et sexiste au travail est avant tout une responsabilité collective dans une entreprise. La prévention et la protection ne reposent pas uniquement sur l’employeur mais sur chacun de ses salariés. Il tient à chacun d’avoir une vigilance sur son comportement et de se poser la question du respect de l’autre. Également, en tant que témoin, n’importe quel professionnel peut être un lanceur d’alerte et protéger son collègue soit, en lui faisant prendre conscience qu’il est victime soit en déclenchant la procédure adéquate.

Et vous, si vous étiez victime ou témoin de harcèlement, oseriez-vous parler, dénoncer ?